La respiration abdominale et les exercices de sophrologie peuvent offrir un temps de retour au calme lorsque le stress monte. Vous trouverez ici des repères simples, à pratiquer sans forcer, ainsi que les précautions utiles, notamment pendant la grossesse.
La respiration nous accompagne à chaque instant. Automatique, elle peut aussi devenir un point d’appui simple pour revenir à ses sensations, ralentir le rythme et créer un peu d’espace lorsque le stress prend toute la place.
Dans cet article, je vous propose de comprendre la respiration abdominale, de découvrir la cohérence cardiaque et d’expérimenter quelques exercices issus de la sophrologie. Ces pratiques peuvent soutenir la détente et la régulation du stress, mais elles ne remplacent pas un avis médical ni un accompagnement psychologique lorsque cela est nécessaire.
La respiration : un lien entre le corps et le mental
La respiration est une fonction vitale, automatique et inconsciente. Nous pouvons toutefois agir volontairement sur son rythme, son amplitude et la durée de l’expiration. Cette possibilité fait de la respiration un outil précieux dans les pratiques de relaxation et de sophrologie.
Quand nous sommes stressés ou anxieux, le souffle peut devenir plus rapide, plus court et davantage situé dans le haut du thorax. À l’inverse, ralentir progressivement la respiration et allonger confortablement l’expiration peut favoriser une sensation d’apaisement. Il ne s’agit pas de « bien respirer » en permanence, mais d’apprendre à observer ce qui se passe et à retrouver de la souplesse.
Les trois grands modes de respiration
La respiration abdominale ou diaphragmatique
À l’inspiration, le diaphragme descend et l’abdomen peut s’arrondir ; à l’expiration, il remonte naturellement. Cette respiration lente et confortable permet de mieux sentir les mouvements du corps.
La respiration thoracique
Elle mobilise davantage la cage thoracique. Elle est utile dans l’effort et peut aussi apparaître lorsque nous sommes tendus. Elle n’est pas « mauvaise » : chaque mode respiratoire peut avoir sa place selon la situation.
La respiration haute ou claviculaire
Elle mobilise la partie supérieure du thorax. Elle peut être plus présente lorsque l’on se sent essoufflé ou sous pression. L’objectif n’est pas de la supprimer, mais de retrouver progressivement une respiration plus ample et confortable.

Quels sont les bienfaits possibles de la respiration lente ?
Les exercices de respiration lente peuvent aider certaines personnes à diminuer momentanément la tension ressentie, à mieux percevoir leurs sensations et à retrouver un état de calme. Ils peuvent aussi constituer un rituel avant le sommeil ou dans une période de stress.
La cohérence cardiaque repose sur le lien physiologique entre la respiration et les variations du rythme cardiaque. Elle est souvent pratiquée à un rythme lent, autour de six respirations par minute. Des effets sur le stress et l’anxiété sont possibles, mais les preuves restent encore inégales et certaines promesses diffusées au grand public sont exagérées.
Trois exercices de respiration à essayer
1. Observer son souffle
- Installez-vous assis·e, les pieds posés au sol.
- Observez votre respiration sans chercher à la modifier.
- Repérez les mouvements du ventre, de la poitrine et les zones de tension.
- Laissez l’expiration devenir légèrement plus longue que l’inspiration, sans forcer.
- Arrêtez si vous vous sentez étourdi·e ou mal à l’aise.
2. Respirer avec le ventre
- Posez une main sur le ventre et l’autre sur la poitrine.
- Inspirez doucement par le nez, sans remplir les poumons au maximum.
- Sentez le ventre bouger sous votre main.
- Expirez lentement, sans pousser ni retenir l’air.
- Répétez pendant une à trois minutes, à votre rythme.
3. La cohérence cardiaque, version simple
- Asseyez-vous confortablement.
- Inspirez doucement pendant environ cinq secondes.
- Expirez pendant environ cinq secondes.
- Continuez pendant quelques minutes, sans apnée et sans chercher la performance.
La méthode dite « 365 » est souvent présentée comme trois séances par jour, six respirations par minute, pendant cinq minutes. Elle peut servir de repère, mais il n’est pas nécessaire de suivre un chiffre rigide : une respiration confortable et régulière est prioritaire.
Respiration et grossesse : quelques précautions
Pendant la grossesse, l’essoufflement peut être lié aux transformations du corps et à l’action des hormones. Les exercices doivent rester doux, confortables et sans recherche d’hyperventilation. Je déconseille les rétentions d’air prolongées, surtout si vous êtes enceinte, si vous avez une maladie respiratoire ou cardiovasculaire, ou si vous vous sentez mal.
En cas d’essoufflement inhabituel, brutal, douloureux ou associé à un malaise, contactez rapidement un professionnel de santé. La respiration de relaxation ne doit pas retarder une consultation.
Pour découvrir un accompagnement autour de cette période, vous pouvez lire la page sur la sophrologie pendant la grossesse.
La sophrologie et la respiration
En sophrologie, la respiration peut servir de support pour se recentrer, relâcher les tensions et prendre conscience de ses sensations. Elle peut être associée à des mouvements doux, à la visualisation et à un temps de parole.
Découvrez la sophrologie périnatale ou la sophrologie pour bien vivre le post-partum.
Prendre un temps pour en parler
Si vous souhaitez parler de ce que vous traversez et voir si une consultation peut être adaptée à votre situation, vous pouvez demander un appel découverte.
Questions fréquentes
La respiration abdominale est-elle meilleure que la respiration thoracique ?
Non. Les deux sont normales. La respiration abdominale peut être confortable dans les exercices de détente, mais il n’est pas utile de se forcer à respirer d’une seule manière.
La cohérence cardiaque soigne-t-elle l’anxiété ou la dépression ?
Elle peut contribuer à réduire momentanément le stress chez certaines personnes, mais elle ne remplace pas un diagnostic ni une prise en charge adaptée.
Que faire si un exercice donne le vertige ?
Arrêtez l’exercice, reprenez une respiration naturelle et asseyez-vous ou allongez-vous si besoin. Si le malaise persiste ou se répète, demandez un avis médical.